L'age d'or de l'automobile dans Grenoble (1960-1987)
Dès le début des années 60, la voiture s'impose comme le mode de déplacement préféré des français en ville . Le cheval et le tramway ont disparu. Le vélo et l'autobus ne sont pas la priorité de pouvoirs publics et s'effacent peu à peu du paysage. Symbole de liberté la voiture est devenue accessible aux portefeuilles de la majorité des français et tout est organisé pour faciliter son utilisation en zone urbaine.
A Grenoble, Le niveau des infrastructures accusait un retard criant. Le budget consacré aux jeux olympiques de 1968 permet de compenser largement ce déficit. La création de 1ère voies rapides (autoroute Voreppe- Grenoble Bachelard et voie express Grenoble-Goncelin) et des autoponts sur le cours Jean Jaurès (Autopont grand boulevards et Bachelard) facilitent l'accès dans la ville et la circulation intra-muros. La nouvelle ZUP créée au début des années 60 à cheval sur Grenoble et Echirolles est desservie par des infrastructures routières 2X3 voies dignes de métropoles américaines .
Les décennies 70 et 80 confirment cet engouement pour l'auto avec ses avantages mais aussi ses désagréments dus à la démocratisation de ce mode de transport. La configuration de la ville était propice à la création d'une forteresse militaire à cause de ses difficultés d'accès (3 massifs autour et 2 rivières à l'intérieur de la ville) mais pas à une circulation automobile en augmentation exponentielle.
Dès le début des années 60, les 1er embouteillages apparaissent dans la ville et sa banlieue proche. Pendant des années la construction de nouvelles infrastructures permet d'accompagner l'augmentation de la circulation automobile et d'éviter l'asphyxie. Mais les montagnes sont difficiles à déplacer et les rivières alpines de natures capricieuses difficiles à enterrer. Les autorités municipales décident de ressortir de vieilles recettes remises au gout du jour pour desserrer l'étreinte automobile. Et c'est ainsi que le tramway effectue son retour triomphal en 1987. L'emprise de son infrastructure est reprise à la bagnole et une nouvelle ère , pour le meilleur et pour le pire commence.
Après 30 ans de suprématie sans partage , la bagnole devient la pestiférée aux yeux du pouvoir local. D'abord indolore jusqu'au milieu des années 90, la chasse à la bagnole devient une politique prioritaire. Suppression de plus de 2000 places de parking dans le centre, réduction des infrastructures( Grands boulevards, Sud de Grenoble) multiplication des lignes de tramway (5 en 2020) puis création de nouveaux axes cyclables en lieu et place de voies routières, pour accélérer le retour du vélo mais seront -ils suffisants pour liquider définitivement la prééminence de l'auto ?
Mais 2020, l'année du grand confinement vient de rabattre les cartes. Le transport en commun après des années de progression constante vient de connaitre un arrêt brutal à cause de la peur du virus. plusieurs scenarii restent en suspens. Cet arrêt est-il purement temporaire? Le report sur le vélo sera t- il effectif comme l'espère les édiles grenoblois sachant que malgré tous leurs efforts son utilisation reste marginale? La bagnole va t-elle son grand retour malgré tous les obstacles mis en place?
Réponses: on ne sait pas RDV dans quelques mois ... ou quelques années
En 1970, c'est devenu une place piétone . Seul subsiste jusqu"en 2015 le passage automobile entre rue de la république et rue Montorge
Rue Felix Poulat dans les années 60 avant la piétonnisation et le passage du tram à partir de 1987. Mais dès les années 70 , cette rue avait été réservé au tronc commun du réseau bus-Trolleybus antérieur au tramway
La maison du tourisme sur la rue Felix Poulat adossé à l'église St Louis avant son déménagement et sa destruction
Hotel de police bd maréchal Leclerc en 1968 ( entre quartier de l'Ile verte et l'ancienne caserne Bizanet devenue la cité administrative
Pont de la porte de France . Le parking au 1er plan n"existe plus depuis la fin des années 80. Il a été remplacé par un ensemble immobilier comprenant des bureaux
Grands Boulevards début des années 60. A droite , Quartier de la Capuche. A gauche centre historique grenoblois _ quartier de l'Aigle